Une nouvelle étape franchie pour la transition écologique dans le Lot-et-Garonne

Une convention vient d’être signée entre le conseil départemental et le Territoire énergétique du Lot-et-Garonne pour approfondir les modalités de la transition écologique. Le lieu de la signature n’a pas été choisi par hasard, dans quelques mois une maison de l’ombre sera créée pour produire de l’électricité photovoltaïque, un des axes forts de la politique départementale de transition écologique.

Le constat est simple, il est indispensable de réduire sa consommation d’énergie, mais le département du Lot-et-Garonne est riche de nombreuses ressources naturelles, il faut donc “profiter des opportunités offertes par le développement des énergies renouvelables ou de l’économie circulaire notamment », comme l’avance la présidente du conseil départemental Sophie Borderie dans le préambule de la signature qui liera cette dernière à Territoire d’énergie.

C’était sur le parking du stade Théo-Rolland au Passage-d’Agen où les intéressés avaient donné rendez-vous à la presse, un lieu symbolique puisque dans quelques mois, le soleil de ce lieu destiné aux véhicules produira de la chaleur. électricité verte (voir ci-dessous).

Les ombrières de ce type fleurissent dans le département, conciliant ombrage et production d’énergie en court-circuit. « Nous avons notamment équipé une école de Laroque-Timbaut d’un abri ombragé qui sert de terrain de jeux pour les enfants », explique Jérôme Queyron, directeur général des services de Territoire d’énergie. “Un exemple de développement qu’il faut développer” selon ce dernier.

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C’est dans ce sens que le conseil départemental s’est associé à Territoire d’énergie Lot-et-Garonne. « Nous souhaitons ainsi être exemplaires dans le domaine des énergies renouvelables et encourager la mobilisation de tous en appliquant la logique de « sobriété, efficacité et utilisation des énergies renouvelables ».[énergies renouvelables, NDLR]», notamment l’amélioration des performances énergétiques de nos bâtiments administratifs, techniques ou pédagogiques (facultés), par des travaux d’isolation spécifiques, mais aussi l’amélioration des toitures des bâtiments par l’installation de dispositifs de production d’énergie solaire ou de toute autre énergie renouvelable », explique-t-il Sophie Borderie. .

Utilisez nos ressources

Pour cela, le département doit profiter de ses atouts, le soleil, mais aussi ses forêts et ses agriculteurs… « Il faut développer la méthanisation avant qu’un grand industriel ne prenne le relais. Si nous avons 50 méthaniseurs, nous pourrions être exportateurs, imaginez-vous l’enrichissement pour les agriculteurs et pour le département ? », demande Jean-Marc Causse, le président de Territoire d’énergie 47.

Ce dernier ne manque pas d’idées pour passer à la vitesse supérieure en matière d’énergies renouvelables dans le département… « Nous avons un potentiel de 34 000 m² de gymnase que nous pourrions équiper de panneaux photovoltaïques, le seul problème qui se pose aujourd’hui, c’est l’amiante. “. Explique Idem pour le bois, le potentiel est important pour les bâtiments départementaux et notamment les 24 écoles du Lot-et-Garonne.

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Les investissements concernent également le soutien à la mobilité dite douce. “Avec le coût et l’impact carbone de la voiture [thermique, NDLR]il est temps d’avancer », selon Jean-Marc Causse, qui rappelle que Territoire d’énergie 47 a déjà aménagé 109 bornes de recharge électrique.

Il s’agit aussi d’accompagner l’évolution des pratiques de déplacement pour sortir de la logique du « tout en voiture individuelle ». Le conseil départemental veut ainsi “aménager ou développer des espaces de covoiturage”, comme l’a annoncé Sophie Borderie.

Et, plus généralement, nous devons repenser l’ensemble de notre fonctionnement à la lumière des nouvelles préoccupations environnementales. Eclairage public, chauffage, isolation, Sophie Borderie présentera prochainement cette feuille de route au conseil. “Ce sera l’un des axes du plan général départemental de sobriété que je présenterai dans quelques jours à l’Assemblée départementale”, conclut ce dernier.

Bientôt une maison de l’ombre au Stade Rolland

Les ombrières, ces grands abris équipés de panneaux photovoltaïques, fleurissent partout en France. Le département n’échappe pas à la règle. Si les particuliers semblent profiter de l’innovation pour leur usage personnel, de plus en plus de collectivités et d’entreprises optent également pour ce choix pour leurs parkings et autres terrains baignés de soleil. Le prochain à sortir de terre abritera les véhicules qui viendront se garer au stade Théo-Rolland sur la commune du Passage-d’Agen. Environ 1 107 m² de panneaux seront installés pour une puissance de production maximale de 231 kWc (kilowatt crête), entièrement vendue au réseau EDF. Mais à terme, Jérôme Queyron, le directeur général de Territoire d’énergie 47 services, est convaincu qu'”il faudra aller vers l’autoconsommation collective”, c’est-à-dire l’utilisation locale d’énergie verte produite in situ. A titre d’exemple, la consommation annuelle moyenne d’une maison de 70 m2 avec chauffage et eau chaude électrique est de 11,25 MWh, le refuge couvre la consommation de 24 de ces maisons.

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Développer la méthanisation ?

L’un des axes de travail de Territoire d’énergie Lot-et-Garonne est la production de biogaz, par le procédé de méthanisation, on vous en dit plus.

Ces derniers temps, on entend beaucoup parler de discussions sur l’installation de méthaniseurs, mais de quoi s’agit-il exactement ?
La digestion anaérobie est une technologie basée sur la dégradation de la matière organique, qui produit de l’énergie. Le procédé est utilisé notamment par le secteur agricole qui produit ainsi du biogaz, gaz utilisable dans la vie quotidienne après avoir subi une épuration au biométhane. Ce sont des bactéries qui travaillent, privées d’oxygène et qui transforment la matière. Et cela inquiète encore certains riverains du quartier, il suffit de voir les vives discussions suscitées par le projet de méthaniseur d’Auvignon.

Voici à quoi ressemble un méthaniseur

Voici à quoi ressemble un méthaniseur
Archives photographiques Sébastien Lapeyrere

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme Co’meth 47, un programme du Territoire de l’Energie Lot-et-Garonne qui met à disposition des agriculteurs des bureaux d’études spécialisés pour les accompagner dans la réalisation de leur projet de méthanisation agricole. Ils soutiennent actuellement 6 unités, 23 fermes sont associées pour des retombées économiques locales attendues de 6 millions d’euros par an et 61 gigawattheures.

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