quand l’Occident restait l’arme au pied face à Poutine

En septembre 2015, Poutine s'est ouvertement rangé du côté du dirigeant Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie.

ARTE – Mardi 1CONCERNANT 22h25 novembre – Documentaire

Les images de Marioupol dévastée par les bombardements russes au printemps ont ravivé la mémoire des martyrs de Grozny et d’Alep en 2016. “Nazi”La “terroriste”L’Ukraine et la Syrie ont désormais des destins liés.

La guerre civile dans le pays d’Assad a été un terrain d’entraînement pour l’armée russe et un terrain de projection pour les ambitions de Vladimir Poutine. “La Syrie a été le laboratoire de la Russie pour préparer son intervention en Ukraine”Andrew Tabler, ancien membre du Conseil de sécurité nationale à Washington, résume dans le documentaire Russie. Laboratoire syrien.

De la Russie à la Syrie, de l’Europe aux Etats-Unis, la journaliste Edith Bouvier a mené l’enquête. À travers les témoignages d’officiels, d’experts et d’opposants syriens américains, russes et français, des journalistes expérimentés sur le sol syrien éclairent dans un récit détaillé comment le Kremlin a façonné son intervention en Syrie, encouragé par l’abandon occidental. La dernière décennie a renforcé l’aventurisme de Vladimir Poutine en politique étrangère et en Ukraine.

Lire Aussi :  Saint-Brieuc. Le battle international hip-hop d’UnVsti, c’est ce dimanche !

vieille amitié

L’amitié entre la Russie et la Syrie est ancienne. Remontant à l’époque où l’Union soviétique a soutenu Hafez al-Assad pour consolider son pouvoir après un coup d’État de 1970, il s’est tourné vers l’Iran et l’ancien allié de la Russie, soutenu par l’Occident. Moscou a la même haine pour les “printemps arabes” que pour les “révolutions de couleur”. L’intervention occidentale en Irak puis en Libye l’a brûlé. Des vetos au Conseil de sécurité des Nations unies à l’envoi de mercenaires du groupe Wagner, la Russie est prête à faire tout ce qu’il faut pour maintenir le président Assad au pouvoir et soutenir la répression contre son peuple.

Lire Aussi :  Soutenue par la BERD, Agadir opère la 1ère émission à l’international pour une collectivité
Lisez aussi ceci Article réservé à nos abonnés Guerre en Ukraine : la Russie engage des mercenaires syriens

« Pour Vladimir Poutine, l’objectif est de réduire au maximum l’influence de l’Occident. Je pense que les États-Unis auraient dû s’en rendre compte plus tôt., a commenté l’ancien président français François Hollande. L’action inverse des États-Unis en Syrie sert les ambitions de Vladimir Poutine. Le 21 août 2013, plus de 1 400 personnes, dont 500 enfants, ont été tuées lorsque du gaz sarin est tombé sur une zone tenue par l’opposition près de Damas. Elle a franchi la ligne rouge définie par le président américain Barack Obama il y a un an. Cependant, il a décidé de ne pas intervenir.

Lisez aussi ceci Article réservé à nos abonnés La guerre en Ukraine rappelle “ce que nous avons subi à Alep”, témoignent des Syriens

Moscou y voit un aveu de faiblesse et une opportunité à saisir. Six mois plus tard, la Russie envahit la Crimée. À l’automne 2015, il a lancé une offensive en Syrie pour voler au secours de Bachar al-Assad, qui avait perdu une grande partie de son territoire sous couvert de lutte contre le terrorisme. Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI), qui s’est emparé de l’est du pays, ne sont pas une priorité pour Moscou. La principale cible de la violence brutale du régime de Damas et de ses parrains russes est l’opposition. Elle perd peu à peu du terrain, condamnée par l’inaction de l’Occident. “Si les Américains avaient été plus actifs en Syrie, Poutine aurait réfléchi à deux fois avant d’attaquer l’Ukraine.”Andrew Tabler conclut.

Lire Aussi :  Au G20, les reproches de Xi Jinping à Justin Trudeau filmés par une caméra

Russie. Laboratoire syrien. Documentaire d’Edith Bouvier (Fr. 2022 – 53 minutes).

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button