Qatar 2022 : Un petit tour et puis s’en va : la France peut-elle échapper à la malédiction du champion du monde ?

Vingt ans après la dernière victoire de la planète brésilienne et au centre des raretés historiques pour l’Amérique du Sud, il ne reste plus grand-chose dans la péninsule américaine pour le développement de la mécanique. Il lui reste encore deux derniers titres à revendiquer avant de rejoindre les sommets à Lusail le 18 décembre. Celui qui vient de loin : le Brésil est le dernier champion du monde à conserver sa couronne. Cela fait (très) longtemps que cela remonte à 1962 au Chili. Une autre qui se rapproche un peu de nous et pointe une incohérence à l’échelle de la longue histoire de la Coupe du monde : les Brésiliens sont à nouveau les derniers champions du monde à passer le premier tour. C’était en Allemagne en 2006.

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La couronne brésilienne de Ronaldo à Yokohama, quatre ans plus tard contre les Bleus à Francfort, est remarquable à l’échelle du XXIe siècle. Car les autres supporters qui ont participé à la Coupe du monde, pendant deux décennies, sont tous tombés au premier tour de la compétition.

Les quatre Fantastiques

La France a remporté le ballon en 2002. L’Italie a suivi en 2010. L’Espagne gourmande a rejoint ce duo en 2014. Et l’Allemagne, qui n’a jamais été éliminée au premier tour depuis 1938, y est allée pour sa part en 2018. Bref, l’Europe a réalisé quelque chose d’inattendu. 4/4 et c’est d’autant plus remarquable qu’au 20ème siècle seul le Brésil était exclu de l’entrée en 1966. Les jambes de Pelé s’en souviennent encore.

Mario America avec Pelé en 1966 lors de la Coupe du monde en Angleterre.

Crédit : Eurosport

Bref, ce qui était l’exception est devenu la règle. Mais qu’ont en commun la France, l’Italie, l’Espagne ou l’Allemagne, à part les champions du monde en titre ? Qu’ont-ils perdu en cours de route ? Les similitudes sont là, sinon frappantes. En 2002, les Bleus de Lemerre sont sur la défensive mais perdent le meilleur. Les Italiens de 2010, cependant, dans un groupe avec la Nouvelle-Zélande, le Paraguay et la Slovaquie, ont été rafraîchis en nombre mais pas en leadership ou en talent, surtout devant. L’Espagne était confiante en ses maîtres dans le monde et en Europe, mais sans véritable plan B, une odyssée exceptionnelle était sur le point de se terminer.

Quant à Allemagne 2018, elle a profondément changé puisque neuf champions de Rio étaient toujours là. En plus, son entraîneur Joachim Low. Mais il s’est aussi repris dès le début. “L’équipe était de qualité, mais sans idée de jeu”se souvient Dennis Melzer, journaliste d’Eurosport, qui était en Russie il y a quatre ans. “De nombreux managers, comme Lahm ou Schweinsteiger, sont partis. Ils ont également critiqué le domicile de l’équipe nationale. Personne ne se sentait chez lui au Brésil comme il y a quatre ans.”.

Ozil, Muller, Kroos à la Coupe du monde 2018

1 crédit

Une station qui est la cible de critiques après un concours raté est un classique. Souvenez-vous de l’Hôtel des Bleus, qui est ouvert aux quatre vents en Corée du Sud… L’endroit a souvent de bons appuis, mais au final, ça ne dit rien sur les raisons de l’accident à cette hauteur. Outre le renouveau ou non, le poids des saisons en club en Europe, qui s’est accru au XXIe siècle, ainsi que l’attente et la pression sont aussi des ingrédients qui font la belle recette. Ajoutez à cela un soupçon d’usure, mentale et/ou physique, et vous avez ce qu’il faut pour planter. Mais rien de plus qu’une règle.

Cela ne m’atténue pas le moral

Alors que la France s’apprête à entrer en scène, espérant ne pas imiter ses prédécesseurs, elle ne sait pas forcément comment s’y prendre autrement. Car, sur la question du renouvellement, Didier Deschamps l’a fait, les événements ne lui ont pas laissé d’autre choix. Onze moins Kimpembe, qui a déclaré forfait lundi : il n’y aura que 10 champions du monde français au Qatar. En ce moment, son équipe manque d’indicateurs à l’arrière, au milieu, et si ce qu’il a à l’avant ne suffit pas.

“C’est un haut niveau… C’est difficile de gagner. C’est encore plus difficile de continuer et de rester au plus haut niveau. Ça me rappelle Didier Deschamps. Il y a du talent là-bas. Il y a des standards différents, certains gardent 15 champions du monde, d’autres moins de dix ou douze… C’est réel. Mais cela ne me coupe pas le moral. Entre la Coupe du monde et l’Euro, il y a eu des changements dans notre effectif pour diverses raisons. Lorsque vous gagnez, vous voulez toujours gagner et vous savez pourquoi vous avez gagné. Mais il y a un niveau de réalité plus élevé.” L’augmentation de la concurrence est une tendance qui se poursuit.

Que diriez-vous d’Hugo Lloris, capitaine des champions du monde, 139 fois au compteur ? “Vous ne pouvez pas y penser. Cela arrive une, deux, trois fois… Il doit y avoir des raisons. Je pense que le staff et l’entraîneur ont préparé la meilleure équipe possible. Être champion en titre signifie être champion On a pu le sentir ces dernières années. On sent que les concurrents sont encore plus motivés pour gagner les championnats du monde. Il y a aussi le risque des premiers matchs, des accidents peuvent arriver ». En s’assurant du remède, les Bleus ne peuvent pas dire qu’ils n’ont pas été prévenus.

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