Les numéros d’urgence ne seront pas joignables en cas de « délestage”

Le gouvernement le répète depuis des mois : des pannes d’électricité sont probables cet hiver. Mais son impact pourrait être plus dramatique que prévu. Christel Heydemann, PDG d’Orange, a prévenu mercredi que le réseau mobile français pourrait subir des coupures qui auront un impact possible sur “l’accès aux services des numéros d’urgence”.

“Il est illusoire d’imaginer qu’en cas de délestage, on pourra maintenir un service continu pour tous les Français. Les services mobiles, s’ils sont désactivés dans une zone géographique pendant deux heures, il n’y aura pas d’accès aux services de numéros d’urgence pendant un certain temps », a-t-il déclaré lors d’une audition devant la commission des finances du Sénat.

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“Les utilisateurs ne pourront pas contacter les services d’urgence”

Dans une circulaire de la Première ministre Elisabeth Borne, présentée par nos confrères d’Europe 1, elle prévient également que “l’une des conséquences de l’interruption de la distribution d’électricité est qu’elle va provoquer des interruptions des communications électroniques (téléphonie mobile et fixe)”.

“Dans ces périmètres, les usagers ne pourront pas accéder aux services d’urgence (numéros d’appel d’urgence 15, 17, 18, 115, 196)”, écrit le chef du gouvernement qui espère néanmoins que le numéro d’appel d’urgence européen fonctionnera, le 112. car accessible quel que soit l’opérateur.

Un dernier recours”

Avec la crise de l’énergie, on évoque fréquemment la possibilité d’un « délestage » cet hiver. Il s’agit de coupures ponctuelles et temporaires d’approvisionnement destinées à soulager le système en cas de tension excessive, avec un fonctionnement différent pour le gaz et l’électricité, et à éviter le “black-out”, c’est-à-dire le black-out généralisé et incontrôlé, en cas de tensions entre l’offre et la demande

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Cette crainte des coupures a été ravivée après les dernières prévisions de RTE, le gestionnaire du réseau à haute tension, qui prévenait mi-novembre d’un risque “élevé” de tensions sur le système électrique en janvier, en raison d’un redémarrage plus lent que prévu. d’EDF. réacteurs nucléaires. Ce n’est qu’en “dernier recours” qu’Enedis pourrait procéder à des “délestages” à la demande de RTE.

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La téléphonie n’est pas une priorité

“Tours de contrôle” pour la sécurité du réseau de distribution, les 28 régies régionales d’Enedis seraient alors chargées d’activer à distance ces arrêts tournants de deux heures sur l’ensemble du territoire. Hors environ 14 000 lieux prioritaires déterminés par un décret du 5 juillet 1990 : défense, production d’électricité, mais aussi hôpitaux, prisons.

“Malheureusement, les réseaux de télécommunications ne sont pas considérés comme des sites prioritaires”, a déploré Christel Heydemann, alors que les téléphones portables sont devenus le principal moyen pour les Français de contacter les services d’urgence et le numéro d’urgence 112.

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