Les enfants talibés : qui sont-ils ?  

Talibs : Qui sont-ils ?

Les talibés sont des enfants envoyés par leurs proches dans des écoles coraniques (daras) pour leur éducation religieuse. Pour de nombreuses familles, l’école coranique est un important moyen d’éducation religieuse pour les jeunes musulmans sénégalais.

Depuis plusieurs décennies, ces enfants, souvent contraints de mendier, arpentent chaque jour les rues de Dakar, la capitale du Sénégal, et d’ailleurs au Sénégal.

Il est difficile de quantifier le nombre d’enfants talibans dans le pays car il n’y a pas d’études au niveau national qui permettent un décompte global. Pourtant, une étude de l’ONG Global Solidarity Initiative en 2018 estimait leur nombre Environ 200 000 rien qu’à Dakar, dont au moins 25% pratiquent la mendicité forcée.

Victimes de toutes formes de maltraitance

https://www.youtube.com/watch?v=PIYVC7MKWm4

Nous les voyons tous les jours. Et pourtant rien ne change.

La mendicité forcée, la pointe de l’iceberg

La plupart des maîtres coraniques fournissent les frais de scolarité, le logement et la nourriture aux enfants Talib sans frais pour leurs parents et tuteurs. Mais pour les nourrir et subvenir à leurs besoins, ces maîtres coraniques obligent les enfants talibeh à mendier dans les rues.

Lire Aussi :  quand l’Occident restait l’arme au pied face à Poutine

La journée de certains de ces enfants commence généralement par un réveil à 5 ​​heures du matin pour l’apprentissage coranique, avant qu’ils ne soient envoyés mendier pendant des heures, le matin, l’après-midi ou le soir. Ce système opérationnel profite non seulement à l’enseignant du Coran mais aussi aux parents/tuteurs. Il pousse les enfants à développer des stratégies pour obtenir des moments de détente.

Retirer les enfants des rues ne suffit pas. Ils doivent également être protégés à l’intérieur des lignes.

Depuis 2016, l’État sénégalais a mis en place plusieurs programmes qui ont permis de retirer de la rue près de 10 000 enfants talibans. Outre la mendicité forcée, les enfants talibés sont parfois confrontés à des violences physiques (coups et blessures) pouvant parfois entraîner la mort.

Lire Aussi :  dans un climat suffocant, les Etats-Unis éliminent l’Iran

Enchaîner les pieds des enfants talibés est une pratique courante chez les Daras. Sans parler des agressions sexuelles, bien que le nombre de cas soit sous-déclaré à la police.

Les enfants, comme tout le monde, méritent d’être protégés

Il est temps de répondre aux besoins des enfants talibés, notamment en matière d’hygiène, de santé, d’alimentation, de protection sociale ou de confort.

Si je pouvais changer quelque chose dans ma vie quotidienne, ce serait d’avoir des vêtements propres, des chaussures et un lit pour dormir. Chez les Daras, les personnes âgées sont celles qui dorment sur le lit. Les enfants dorment sur des nattes.Ebou*, un enfant talibé rencontré par nos chercheurs

Ces enfants rêvent de devenir maçons, médecins, ministres, footballeurs, enseignants, chauffeurs de taxi ou maîtres coraniques. Ces rêves d’enfant peuvent se réaliser grâce à l’adoption du Code de l’Enfant au Sénégal qui comprend les dispositions suivantes :

Sanction pour quiconque organise ou tente d’organiser l’aumône des enfants avec l’intention d’en tirer profit.

La personne à qui l’enfant est confié doit disposer des ressources nécessaires à son éducation, sa protection et son développement.

Protection contre les abus, les mauvais traitements et les violences sexuelles.

Droit à la vie, à la survie et au développement.

Droit à la santé et aux services médicaux.

Droit au repos et à la détente.

Un enfant reste un enfant quoi qu’il arrive.

Demandez aux autorités sénégalaises de faire preuve de courage et de protéger les enfants.



Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button