Le volontariat solidaire international, qu’est-ce que c’est ?

Lors de la 10ème édition du Forum Expat, qui s’est tenue le 20 octobre 2022, nous avons rencontré Clarice Bourzon, responsable de la reconnaissance et de la promotion du volontariat chez Flora, l’opérateur étatique France Volontaires, et les deux seules ex-volontaires. Ben Checkrown et Vivian Portier. Il a répondu à nos questions pour nous aider à comprendre ce qu’implique le Volontariat de Solidarité Internationale (BSI).

Qu’est-ce que le volontariat ?

Clarice Bourzon : Le volontariat est une action désintéressée pour le bien commun. Une caractéristique du volontariat est d’être impliqué dans une opération humanitaire à plein temps. Il existe différents types de volontariat, il existe différents programmes soutenus par l’État.

Pour chaque profil, il existe un programme de volontariat pour toutes les tranches d’âge. Vous pouvez faire du bénévolat lorsque vous êtes étudiant, lorsque vous êtes jeune diplômé, lorsque vous êtes employé et lorsque vous êtes à la retraite. Sur le site de France Volontaires, un petit quizz vous aidera à vous y retrouver.

Combien de temps dureront les opérations ?

Clarice Bourzon : Avec la fonction publique, vous pouvez vous engager pour un an maximum une fois dans votre vie. Avec VSI, les opérations sont plus longues : on peut aller jusqu’à six ans de durée de vie. Il existe également des missions plus courtes, comme les stages ou le volontariat d’échange de compétences, qui durent quelques semaines.

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Quels sont les aspects financiers et pratiques du volontariat international ?

Clarice Bourzon : La différence avec le bénévolat est que les bénévoles sont rémunérés. Il ne s’agit pas d’un salaire car le bénévolat n’est pas couvert par le Code du travail. Cela permet aux volontaires de couvrir leurs dépenses quotidiennes pour vivre décemment dans le pays où ils sont en mission. Des logements sont souvent disponibles. Les billets d’avion peuvent également être couverts.

Comment s’inscrire?

Clarice Bourzon : De nombreuses offres d’emploi sont présentes sur le site de France Volontaires. Vous pouvez postuler directement sur le site de l’Agence du service civique ou via certains organismes comme la Délégation catholique pour la coopération (DCC). Lorsqu’on s’engage dans un système soutenu par l’État comme la fonction publique ou les VSI, les associations sont évaluées. Nous espérons repartir en bons termes et avec des organisations qui ont des pratiques responsables et éthiques.

Je vous propose de contacter nos lieux de volontariat. Ce sont les bureaux de France Volontaires dans les pays partenaires. Nous en avons 24 dans le monde. Mes collègues de terrain connaissent très bien le tissu associatif local, ils sont en contact permanent avec les organisations de terrain et peuvent orienter, conseiller les personnes qui veulent s’engager. Dans les pays où il n’y a pas de Volontaires de France, je propose de se tourner vers les ambassades, ainsi il dispose d’un service de coopération et d’action culturelle, qui est étroitement lié au tissu auxiliaire local et est capable d’orienter les personnes vers des associations éthiques. et pratiques responsables.

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Flora Ben Checroun, agronome de formation, travaille désormais pour le Groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural (GRDR), après un passage de deux ans et demi en tant que VSI dans une oasis en Tunisie. Vivian Portier, quant à elle, a rejoint DCC pour promouvoir et développer le volontariat en Afrique subsaharienne après avoir été volontaire au Tchad.

Que retiendrez-vous de votre bénévole ?

Flora Ben Checkrow : La vie dans une oasis est exactement ce que vous imaginez : manger des dattes, boire du thé sous les palmiers et bavarder pendant des heures et des heures et des heures. J’ai eu une chance incroyable de découvrir cela et de me battre pour la préservation des oasis. C’est quelque chose que je garderai dans mon cœur pour le reste de ma vie.

Viviane Porter : Faire du bénévolat dans un pays qui m’a accepté a été une expérience merveilleuse. Là-bas, on parle français mais plutôt arabe tchadien. J’ai eu la chance de pouvoir me rendre sur un site de France Volontaires où un jeune tchadien donnait des cours d’arabe. Toute l’expérience était vraiment incroyable. C’est difficile de mettre des mots dessus, il faut vraiment le vivre pour le comprendre.

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Quels conseils donneriez-vous aux futurs volontaires ?

Flora Ben Checkrow : Nous ne vivons pas dans un monde différent ! Vous n’avez pas à vous inquiéter beaucoup. Quand tu veux migrer, quand tu veux de la mobilité, tu y vas !

Viviane Porter : Il faut oser franchir le pas de sortir sur la base du volontariat et une fois sur place, oser parler aux gens. Beaucoup de compétences sont attendues sur place, principalement autour de l’éducation, de la santé et de la gestion de projet, mais nous avons aussi besoin d’animateurs radio, de bouchers, de boulangers. Vous devez donc être compétent et avoir confiance en vos compétences !

Clarice Bourzon : Mon conseil est de profiter de chaque instant de ces expériences incroyables. Nous l’avons vécu tous les trois, nous étions visiblement transformés, la tête pleine d’idées. Alors profitez de chaque instant, de chaque opportunité qui se présente, de chaque personne que vous rencontrez ! Ce sont des choses qui durent toute une vie. Vous devez oser!

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