la Turquie frappe des régions kurdes en Syrie après l’attentat d’Istanbul

Le PKK et les Forces démocratiques syriennes (SDF), soutenues par Washington, ont démenti toute implication dans l’attentat d’Istanbul du 13 novembre, qui a fait six morts et 81 blessés.

L’heure des comptes a sonné ! Les mécréants sont tenus responsables de leurs attaques perfides», a menacé le ministère turc de la Défense sur Twitter, sans préciser le lieu, en montrant une photo de l’avion décollant pour une opération de nuit. Dans la nuit du samedi au dimanche 20 novembre, les forces kurdes ont souffert »Bombardements aériens de l’armée turquecontre la région de Kobane dans le nord-est de la Syrie et contre deux autres villages.

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Les attaques sont survenues quelques jours après que le PKK et les Forces démocratiques syriennes (SDF) soutenues par Washington ont rejeté les accusations d’Ankara et nié tout lien avec les attentats du 13 novembre à Istanbul, qui ont tué six personnes et en ont blessé 81 autres. Selon le SDS, la Turquie a mené des frappes aériennes dans les provinces d’Alep (nord) et de Hassakeh (nord-est) sous son contrôle, notamment contre la ville de Kobané près de la frontière turque. “Kobani, la ville où l’État islamique a été vaincu, a été bombardée par des frappes aériennes turques“, a déclaré Farhad Shami, un porte-parole des Forces démocratiques syriennes (SDF, une coalition armée dominée par les Kurdes), qui a nié tout lien avec l’attentat.

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Montée des tensions dans la région

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une ONG basée à Londres, et l’armée turque, qui dispose d’un vaste réseau de bases en Syrie, plus d’une vingtaine de frappes ont été menées dans les deux provinces. Selon l’OSDH, les bombardements ont tué au moins six membres des FDS et six militaires pro-régime. Les forces kurdes n’ont annoncé aucune perte dans leurs rangs.

Mais Farhad Shami a confirmé que les bombardements turcs visant des positions appartenant aux forces gouvernementales syriennes dans les provinces de Raqqa et Hassakeh (nord-est) et d’Alep (nord) ont fait des morts et des blessés. Le commandant en chef des FDS Mazloum Abdi a également critiqué le bombardement “Agressif et barbare“.

Le département d’État américain a déclaré vendredi qu’il avait peurPossible action militaire de la Turquie“, conseillant à ses citoyens de ne pas se rendre dans le nord de la Syrie et de l’Irak.

En guerre depuis 2011, la Syrie est divisée en raison de l’intervention de multiples factions et puissances étrangères dans le conflit. Entre 2016 et 2019, l’armée turque a lancé trois opérations majeures ciblant les milices et organisations kurdes dans le nord de la Syrie. La Turquie, qui dispose de troupes dans des zones du nord de la Syrie, menace depuis mai de lancer une offensive majeure contre les FDS, estimant «Les terroristes“. Ankara dit vouloir créer”Une zone sécuriséeSa frontière sud mesure 30 kilomètres de large.

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