“Je conteste formellement l’idée que le projet européen soit ultralibéral”

Pendant la crise du coronavirus et plus encore au début de la guerre en Ukraine, l’Union européenne s’est réveillée, a marché d’un pas et a retrouvé un sentiment de fierté. Le président du Conseil européen Charles Michel en parle au micro de France Inter, appelant également le couple franco-allemand. Il conteste également “l’idée que le projet européen est ultra-libéral”.

Pitcher un couple franco-allemand ?

La semaine du 17 octobre, le Conseil des ministres franco-allemand, qui se tenait une ou deux fois par an et qui devait avoir lieu le mercredi 26 octobre, a été annulé. La relation est-elle bonne ? “Ce qui est certain, c’est que la relation entre la France et l’Allemagne est très importante pour l’Union européenne. Oui, nous avons vu des opinions différentes sur l’énergie, mais je suis confiant”, a-t-il ajouté. répond Charles Michel. Selon lui, il n’y a pas “inquiet pour le couple franco-allemand”.

L’Allemagne n’est-elle pas en train de se dire qu’avec les mesures des 27 elle va tout perdre et ainsi faire passer ses intérêts avant les intérêts européens ? Oui, “L’Allemagne est fortement engagée dans la défense de son secteur industriel”il répond. “Ce qui est bon pour l’Allemagne est bon pour l’Union européenne. Personne n’a intérêt à ce que l’Allemagne, l’un des moteurs économiques, s’effondre à cause de la guerre en Ukraine”, il continue. En revanche, nous assure Charles Michel, “Nous avons besoin de solidarité pour protéger le marché intérieur européen.”

Accord de plafonnement du prix du gaz

La semaine dernière, après 11 heures de négociations au sommet des 27, une feuille de route a été déchirée pour plafonner les prix de l’essence. “C’est bien plus qu’une feuille de route, c’est un accord-cadre, avec huit ou neuf mesures”assure le président du Conseil européen. “Par exemple, il y a quelques mois, il était impensable que l’idée d’un plafond dynamique ait un effet à la baisse sur le prix de l’énergie.” “L’objectif est que les ministres de l’énergie puissent prendre des décisions dans un délai de deux à trois semaines”, dans cette direction.

Peut-on s’attendre à ce que les prix de l’essence baissent avant Noël ? “J’espère que ce sera plus tôt, l’idée est qu’on puisse commencer avec les mesures durant le mois de novembre”dit Charles Michel.

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Pour Charles Michel, avec la guerre en Ukraine qui dure, La France appelle à juste titre à plus de défense et de sécurité européennes. “C’est pourquoi j’ai l’intention de remettre cette question de la défense européenne à l’ordre du jour du Conseil européen dans les mois à venir.” “En Europe, nous devons assumer la responsabilité de notre sécurité, ce n’est pas amusant, mais nous ne sommes pas dans un monde d’ours inquiets”, il ajoute. En ce qui concerne exactement la guerre en Ukraine et le retour à la paix, “Ce n’est pas à l’UE, ni au G7, ni aux Etats-Unis de décider quelles concessions les Ukrainiens doivent faire” , dit Charles Michel. Ajoutant cela, “Nous soutenons massivement les Ukrainiens financièrement, militairement, politiquement” .

Et à propos de l’importation de gaz russe en Europe : “La situation de guerre provoquée par la Russie a des conséquences, il y a un prix à payer.”

Pas un “projet européen ultra-libéral”

Répondant à une question d’un auditeur, Charles Michel “Défie formellement l’idée que le projet européen est ultra-libéral, ce qui ne correspond pas à la réalité”. “On ne peut pas blâmer à la fois la bureaucratie européenne, les normes, les réglementations et l’ultra-libéralisme, qui est tout le contraire.” Il ajoute: “S’il y a une région dans le monde qui a pris la tête de cette transformation environnementale et économique, c’est bien l’UE.”

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Enfin, pour Charles Michel*, « la manière de combattre l’extrême droite, c’est de démanteler point par point, d’engager le débat intellectuel et de dénoncer les simplifications, les incohérences, les populismes »*. Une chose qui n’est pas facile depuis “on laisse peu de place à la nuance, à l’échange d’arguments dans le monde médiatique et dans de nombreux pays. On est plutôt dans le débat émotionnel, la polémique permanente”.



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