ils ont lancé leur entreprise

Deux Français, l’un jurassien et l’autre breton, lancent leur projet d’entreprise bien ancré dans leur région d’adoption : le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

Cet article est extrait de Figaro Spécial “D’Est en Ouest – Vivre au Canada Why Not You?”. Ce numéro vous propose de répondre aux questions qui vous sont posées le plus simplement possible. Ceci, à l’aide de textes pratiques, de cartes et de témoignages de résidents français au Canada.


Il y a vingt-deux ans, Vincent More terminait ses études dans le commerce du bois dans le Doubs. En 2000, il arrive pour faire un stage dans le Bas-Saint-Laurent, un pied dans l’eau et l’autre en forêt. Alors qu’il travaillait pour un organisme d’aide à l’exportation d’entreprises locales, il a découvert le sirop d’érable.

Parti de France avec une valise, il s’installe à Trois-Pistoles et s’intègre sans difficulté. “Je suis né avec des skis dans le Jura et j’ai nagé ici, avec la neige, comme un poisson dans l’eau. J’ai fait beaucoup de sport et je me suis rapidement fait des amis.»

Lire Aussi :  Des militants d'Attac et Extinction Rebellion en garde à vue après une tentative d'action contre les jets privés

En 2015, il crée sa propre entreprise. “Je voulais être mon propre patron.” Choisissez… les produits de l’érable de la deuxième région productrice d’érable au Québec. Si le sirop d’érable est donc la vedette de l’entreprise Nokomis, elle fabrique et commercialise de nombreux autres produits à base d’eau d’érable : tartinades, beurres d’érable, sucre d’érable, confitures, caramels et bonbons.

Nous produisons 1,3 million de litres de sirop d’érable par année et l’exportons dans une trentaine de pays, notamment en Europe.

Plus

Dix-sept ans plus tard, Nokomis compte vingt employés et s’agrandit pour la quatrième fois. L’entreprise est l’un des dix plus importants transformateurs et exportateurs d’eau d’érable au Québec. “Nous produisons 1,3 million de litres de sirop d’érable par an et exportons dans une trentaine de pays, notamment en Europe”, dit Vicente. Mais ce dont il est aussi fier, c’est de travailler main dans la main avec 150 familles d’acériculteurs, des artisans passionnés qui récoltent chaque printemps l’eau d’érable dans leurs forêts de Chaudière-Appalaches, de Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent. “Nous devions gagner leur confiance” dit ce qui a également remporté celui des électeurs du beau village voisin de Notre-Dame-du-Portage, en bordure du fleuve. Il est maire depuis 2013. “La politique municipale, il admet c’est une autre de mes passions”.

Chasseur d’algues en Gaspésie

En août 2011, Antoine Nicolas est arrivé de Boulogne-sur-Mer à Grande-Rivière, en Gaspésie, pour terminer ses études à l’École des pêches et de l’aquaculture. Ce Breton de 23 ans est séduit par “les paysages et la chaleur des habitants de la Gaspésie”. Après sa maîtrise en science et technologie des aliments, spécialité fruits de mer, il a travaillé en Gaspésie sur un permis de travail fermé, notamment pour Pêches Gaspésie. Déjà plongeur professionnel en France, il découvre le monde des algues (ressource sous-exploitée) dans le parc national de Forillon et se lance d’abord comme travailleur autonome, puis intègre son entreprise, Océan de saveurs, en 2016.

Le défi quotidien est aussi de concilier travail et famille

Antonio Nicolas

“Au début, j’ai ramassé des algues pour un projet de recherche à l’École des pêches, puis j’ai commencé à fournir des algues fraîches à des restaurants de Québec et de Montréal.” Aujourd’hui il tient sa boutique en ligne, 150 clients restaurateurs et 450 points de vente au Canada distribuent ses produits : algues entières ou en flocons, assaisonnements aux algues… “Pour créer une entreprise, note Antoine, On a accès à beaucoup de ressources et à un bon soutien du gouvernement, mais quand on offre un nouveau produit, on doit mettre beaucoup d’énergie à éduquer la clientèle et à créer son marché ». Il a plusieurs casquettes : pêcheur, transformateur, distributeur, responsable de boutique en ligne… “Le défi quotidien est aussi de concilier travail et famille.” La pandémie a également durement frappé l’entreprise. “Nous avons perdu 70% du chiffre d’affaires en 2020 et, bien que nous soyons revenus à la phase de croissance de 2019, je suis prudent.”


“D’est en ouest – Vivre au Canada pourquoi pas vous?”8,90 €, disponible en kiosques et autres la boutique du Figaro.

D’Est en Ouest – Vivre au Canada, pourquoi pas vous ? Le Figaro

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button