Freedom Mobile serait compétitif une fois racheté par Vidéotron selon un expert

(Ottawa) Freedom Mobile serait une option concurrentielle sur le marché canadien des télécommunications si elle était acquise par Vidéotron, selon des experts qui se sont exprimés lundi lors d’une audience sur l’acquisition de Shaw par Rogers.


William Webb, directeur des technologies de l’information pour Access Partnership, a expliqué devant le tribunal de la concurrence que Freedom, sous la direction de Vidéotron, a tout ce qu’il faut pour être compétitif sur le marché.

Il a également souligné que Freedom, une fois acquis par Vidéotron, réduirait considérablement les coûts requis pour lancer un réseau 5G. La société ne propose pas actuellement la 5G car elle ne dispose pas de la fréquence 3500 MHz, indispensable pour déployer les dernières technologies.

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Mais si Freedom est acquis par Vidéotron, un déploiement 5G pourrait avoir lieu bientôt, a déclaré Webb.

Vidéotron a acquis la fréquence 3500 MHz à l’été 2021. Cela a été fait principalement dans le sud-est et l’est de l’Ontario, au Manitoba, en Alberta et en Colombie-Britannique. Freedom dessert de nombreuses régions de l’Ontario et de l’Ouest canadien.

Depuis le début des audiences, Rogers et Shaw soutiennent que l’acquisition de Freedom Mobile par Vidéotron est bonne pour les consommateurs.

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Plus tôt cette année, Québecole a accepté d’acquérir Freedom dans le cadre d’une transaction de 2,85 milliards de dollars.

L’entente permettra à Quebecole d’étendre ses offres de services mobiles dans l’ouest du pays, tandis que Freedom continuera à opérer sous son image de marque actuelle.

L’acquisition de Freedom par Vidéotron fait partie de l’ambition plus large de Rogers d’acquérir le propriétaire actuel de Freedom, Shaw. Le but de cette vente, impliquant Vidéotron, est de s’assurer que toutes les licences ne se retrouvent pas entre les mains de Rogers. En effet, cela pourrait nuire à la concurrence sur le marché, ont expliqué les autorités compétentes.

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Les audiences du tribunal de la concurrence doivent durer jusqu’à la mi-décembre et visent à sortir de l’impasse entre Rogers et Shaw et les commissaires à la concurrence qui veulent bloquer l’accord.

Le Bureau de la concurrence est l’un des trois organismes de réglementation qui doivent approuver la transaction, avec le Conseil de la radiodiffusion, de la télévision et des télécommunications canadiennes (CRTC) et Innovation, Sciences et Développement économique Canada.

Rogers espère signer un contrat avec l’émission avant la fin de l’année, qui pourrait être prolongé jusqu’au 31 janvier 2023.



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