Des applis participatives permettent de recenser (et d’identifier) les plantes

Le déclin alarmant de la biodiversité terrestre menace le bien-être futur de l’humanité, notamment par le déclin de tous les services que cette biodiversité apporte (appelés « écosystèmes »).

Une meilleure connaissance des pressions exercées sur les organismes, telles que la fragmentation des habitats, l’urbanisation croissante et l’intensification de l’agriculture, a permis de sensibiliser davantage la société civile, de s’opposer aux causes du changement climatique et d’encourager la croissance d’un plus grand nombre d’espèces mobilisées pour une bonne protection.

Le manque d’expertise taxonomique (indiquant la capacité de distinguer les espèces) a été reconnu comme un obstacle majeur à l’application de la Convention sur la diversité biologique pendant près de trois décennies.

Hiérarchie taxonomique de la vie
Hiérarchie taxonomique de la vie – Dosto/Wikimedia CC BY-SA 3.0

C’est pourquoi de nombreuses initiatives à travers le monde expérimentent de nouvelles façons d’accéder à ces connaissances taxonomiques.

Certaines d’entre elles visent à répondre à la demande croissante de connaissances tout en impliquant la société dans la caractérisation et l’étude de son environnement Participer au développement de plateformes de sciences participatives pour suivre la biodiversité dans son ensemble, y compris

Exemple de plateforme [email protected]

Le végétal étant l’une des sources majeures de notre structure alimentaire et écosystémique, certaines plateformes se spécialisent dans l’identification des plantes et la gestion des stocks.

C’est le cas de [email protected], lancé il y a plus de dix ans par un consortium de recherche français (Cirad, Inrae, Inria, IRD) et mobilisant des expertises complémentaires aux frontières de l’informatique et du végétal.

Présentation de l’application [email protected] (Inria, 2014)

Utilisée aussi bien par le grand public que par les professionnels de la gestion et de la conservation, cette plateforme de sciences participatives est aujourd’hui l’une des principales sources d’information sur les plantes dans les systèmes d’information.

Nous expérimentons et développons un service d’identification automatique des plantes par images. Cela vous permet de reconnaître et d’identifier rapidement les espèces sur votre smartphone et de contribuer à leur recherche.

Il compte des centaines de milliers d’utilisateurs quotidiens, a augmenté le nombre de contributeurs depuis sa création (selon les statistiques de [email protected]) et est désormais capable d’étudier plus de 43 000 espèces végétales dans le monde.

Les données qu’il génère peuvent être utilisées pour la surveillance des espèces envahissantes, les biais de collecte de données provenant de programmes de science citoyenne, d’études informatiques ou d’études d’espèces à grande échelle (publiées sur des données publiées au Gbif).

Vers le développement de l’i-écologie

La force de ces nouvelles plateformes naturalistes réside dans trois aspects principaux :

  • Grande accessibilité (applications web et mobiles gratuites, multilingues, avec authentification optionnelle).
  • Leurs performances sont liées au vaste corpus de données sur lequel elles reposent et à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour aider à identifier rapidement les espèces grâce à des données multimédias.
  • Cela est dû à l’intérêt croissant de la société civile pour ce type d’approche.
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Ces plateformes contribuent donc au développement d’une nouvelle approche scientifique en écologie appelée i-Ecology (i-écologie) et apportent un soutien précieux aux approches traditionnelles.

Malgré les efforts d’initiatives telles que eBird, [email protected], iNaturalist, voire des sites et projets universitaires pour caractériser les espèces à l’échelle mondiale, près de la moitié des plantes de la planète sont photographiées.

Présentation de l’application eBird. (Institut Cornell d’ornithologie, 2018)

recruter plus d’observateurs

Ce constat de notre méconnaissance de la biodiversité appelle à poursuivre nos efforts pour renforcer notre capacité à identifier plus facilement et plus rapidement toutes ces espèces qui nous entourent.A cet effet, des expertises et des pools de données sont indispensables pour accélérer la caractérisation des distributions de la biodiversité. .

La numérisation des collections d’histoire naturelle par des initiatives telles que iDigBio et e-ReColNat est une étape importante dans cette direction. Elles doivent être complétées par des observations dans les champs les plus fortement générés pour nous permettre de connaître tous les gradients visuels représentés par l’espèce Peut-on protéger les espèces menacées ? !

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Inventée par Gaston et O’Neill en 2004, la technologie d’identification automatisée des espèces a parcouru un long chemin au cours des 15 dernières années. Ils permettent désormais d’envisager des approches intégrées au sein de systèmes autonomes, qu’il s’agisse de surveillance d’espaces naturels ou agricoles.

Cependant, beaucoup plus d’observateurs et d’observateurs de terrain sont nécessaires pour intensifier ce type d’approche. C’est pourquoi les réseaux citoyens de suivi de la biodiversité doivent plus que jamais se développer en facilitant le libre partage des données tout en répondant aux attentes d’une meilleure connaissance de notre environnement immédiat.

Ces technologies sont au cœur des grandes initiatives européennes actuelles et futures telles que Cos4Cloud, EU-MAMBO et EU-GUARDEN, et seront sans aucun doute de plus en plus utilisées à l’avenir.

L’analyse a été rédigée par Pierre Bonnet, chercheur en botanique et informatique appliquée à la biodiversité au Cirad, et Alexis Joly, docteur en informatique à Inria.

L’article original a été publié sur le site Web de conversation.

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