Comment les journalistes peuvent (mieux) traiter les questions écologiques ?

Les journalistes jouent un rôle vital dans la réponse aux urgences climatiques auxquelles le monde est confronté. Il s’agit avant tout de fournir une information vérifiée et utile à la société. Cependant, les journalistes sont-ils suffisamment équipés pour traiter des questions climatiques ? Comment doivent-ils s’y prendre ? « Comment pratiquer le journalisme au plus fort d’une urgence environnementale ? Ces questions ont été abordées lors d’un webinaire le mercredi 19 octobre sur

Pamela Howard de l’ICFJ sur le rapport sur la crise mondiale reçu par Cossy Balao, directeur du Forum francophone Un roman d’Anne-Sophie, journaliste indépendante spécialisée dans les alternatives et les médias environnementaux. Il enseigne le journalisme environnemental à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille et à l’Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine. Par ailleurs, le roman d’Anne-Sophie a été l’un des catalyseurs d’une charte du journalisme en réponse à l’urgence environnementale.

Cette Charte est un texte majeur issu d’un travail collaboratif intensif entre plusieurs rédactions. Il a été écrit par une trentaine de journalistes et signé par plus d’un millier de journalistes. Elle nous invite à changer notre façon de travailler et surtout à aborder les questions liées au climat. Elle questionne également le rôle de chaque journaliste dans la marche pour la protection de l’environnement.

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https://www.youtube.com/watch?v=-F0leDptbkA

Mieux encore, selon cette charte, il appartient à tous les journalistes de relever les défis que pose l’emballement climatique aux générations actuelles et futures. Composé de 13 articles, le texte invite les journalistes à traiter de l’intersection du climat, de la vie et de la justice sociale, à pratiquer un journalisme sobre en carbone ou à enquêter sur les origines des révolutions en cours.

« La Charte est née dans un contexte d’absence de cadre journalistique »

Selon la coordinatrice éditoriale Anne-Sophie Novel, la Charte du journalisme est arrivée au plus fort de l’urgence environnementale en l’absence d’un cadre permettant aux journalistes de mieux traiter ces questions environnementales.

“On a eu bon nombre de réunions (ndlr : avec des collègues), on a poussé bon nombre d’essentiels”, explique-t-il. Elle ajoute : “Cette charte s’inscrit dans une attente, dans les organisations professionnelles ou en public au sein de la profession et c’est satisfaisant, car, on sent qu’on participe d’une certaine manière à l’évolution. Pour le métier ou le changement de métier , même s’il met un certain temps à évoluer, avoue-t-elle.

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Parlez de l’état du monde

“Y a-t-il des crédits pour les journalistes qui ne comprennent pas l’urgence environnementale ? C’est compliqué aujourd’hui !” demande le journaliste. Selon les experts, “Le public écoute et c’est notre travail d’informer de l’état du monde, donc si on ne comprend pas de quoi on parle, si on nie les faits, c’est une faute professionnelle.”.

Il est à juste titre important de former les journalistes à ces sujets spécifiques comme le recommande la Charte dans son article 9.

Comment pratiquer le journalisme au plus fort d’une urgence environnementale ?

  • Étudiez les 13 points de la Charte,
  • Proposer des instruments, des explications respectant les éléments de la Charte,
  • Mener des enquêtes sur les questions environnementales,
  • Suivez des tutos en ligne, MOOCs, Climate Fresco, Biodiversity Fresco, qui vous permettront de bien comprendre les enjeux,
  • Apprendre à analyser des rapports scientifiques publiés et des études sur certains sujets,
  • Gérez votre réseau, lisez beaucoup,
  • Choisir les meilleurs “experts” pour répondre aux questions sur le climat (vérifier leurs diplômes, voir ce qu’ils publient, s’assurer que notre interlocuteur est vraiment bien informé).
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Choisir les bons mots dans la pratique journalistique

Il est important que les journalistes qui couvrent les événements météorologiques connaissent les termes les plus fréquemment utilisés. Pour cela, ils doivent s’assurer que :

  • Interroger l’usage des mots dans les articles, les productions audiovisuelles,
  • Utilisez des mots qui se sont imposés dans la sémantique, tout en sachant pourquoi ils sont utilisés.
  • Se demander constamment si les mots utilisés sont appropriés.

Photo : Fidel Fernando via Unsplash, licence CC



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