Agnès Pannier-Runacher soutient qu’elle n’était pas obligée de déclarer les intérêts de ses enfants, liés à des paradis fiscaux selon une enquête de « Disclose »

Agnès Pannier-Runacher à l'Elysée, le 24 août 2022.

Le ministre de la Transition énergétique veillera à ce que ses finances ne soient pas affectées par cette“aucune incertitude”. Selon la presse d’investigation À exposerpubliée mardi 8 novembre, les enfants d’Agnès Pannier-Runacher sont associés dans une société française fondée par le père du ministre, l’ancien dirigeant de la compagnie pétrolière Perenko, avec des fonds en partie situés dans des paradis fiscaux et non mentionnés dans la déclaration de M d’intérêtsje Pannier-Runacher.

Par À exposerce dernier fait allusion à l’origine des fonds à son père, qui ne connaît pas sa stratégie d’investissement, notant qu’il “Ne pas déclarer cette structure”car la loi ne l’oblige pas à déclarer les intérêts de ses enfants.

Delaware, Irlande, Guernesey, Luxembourg

Le père du ministre, Jean-Michel Runacher, a fondé la société civile en France, appelée Arunem, en 2016 dans le cadre d’un transfert d’actifs, rapportant environ 1,2 million d’euros d’actions, disent-ils. À exposer. Quatre de ses petits-enfants sont associés, dont les enfants d’Agnès Pannier-Runacher, alors mineures et le ministre signé comme représentant légal.

Lire Aussi :  Ce que l'on sait du meurtre de Vanessa, l'adolescente de 14 ans tuée à Tonneins

Il a expliqué dans une réponse détaillée qu’ils étaient nus-propriétaires et ne percevaient donc pas aujourd’hui de dividende, Jean-Michel Runacher restant l’usufruitier et Arunem le véritable. “doit être taxé en France”.

Selon À exposer, cet héritage provient de fonds spéculatifs basés dans le Delaware, en Irlande et à Guernesey, dans lesquels Perenko a également investi. Les produits financiers sont déposés dans une banque au Luxembourg, a confirmé M.je Pannier-Runacher.

Lire une chronique d’Agnès Pannier-Runacher : Cet article est réservé à nos clients “C’est maintenant ou jamais si nous voulons tenir l’objectif de réchauffement climatique de 1,5°C”

Le ministre n’a pas mentionné Arjunem dans sa déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). La loi l’oblige à déclarer sa participation directe et celle de son conjoint, mais pas la participation de ses enfants. “Il ne s’agit pas de mon héritage, il s’agit de mes enfants, qui n’ont toujours pas le pouvoir de gérer eux-mêmes l’entreprise.”a répondu M.je Pannier-Runacher à À exposer. “Conseil HATVP que je ne devrais pas déclarer cette structure”– a-t-il déclaré à l’Agence de presse française (AFP).

Lire Aussi :  Des militants d'Attac et Extinction Rebellion en garde à vue après une tentative d'action contre les jets privés

“préventif”

Selon l’ONG Anticor À exposerserait ministre “a dû déclarer l’entreprise à titre prophylactique, dans la catégorie des “observations” dès sa nomination. [au gouvernement, au poste de secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie] en 2018″. La presse d’investigation cite également la HATVP pour qui “l’existence d’une obligation de signalement ne dispense pas un agent public de prévenir et de mettre fin à des situations de conflits d’intérêts découlant d’autres intérêts indirects, tels que les activités d’enfants ou d’autres membres de la famille.”.

Sur l’origine des fonds d’Arunem, Jean-Michel Runacher « Des unités de fonds apportées qui ne sont pas liées à Perenco. Il s’agit d’investissements qui ont été réalisés par le passé dans le cadre de ses investissements personnels.dit Agnès Pannier-Runacher, faisant référence à son père “pour plus de détails”.

« Quelle que soit la forme juridique de ces fonds, le propriétaire de la part paie des impôts dans son pays de résidence »le ministre a également déclaré à l’AFP qu’il ne voyait aucun conflit d’intérêts entre ses fonctions ministérielles et les activités de son père, l’ancien dirigeant de Perenko : “Je n’ai pas eu besoin de travailler avec des fichiers liés à Perenco”Organisation mondiale de la santé « Fait l’essentiel de son activité hors de France » note-t-elle.

Lire Aussi :  En France, un logement sur cinq est une résidence secondaire ou un logement vacant

Le monde avec l’AFP

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button