à Lourdes, les évêques s’interpellent et se mettent au travail

Sous une bonne pluie et un ciel gris, l’ambiance est particulièrement propice à la contemplation dans une station fréquentée par de rares pèlerins. Et pourtant, alors que l’Assemblée plénière des évêques de France s’est ouverte jeudi 3 novembre à Lourdes, avec la prière du matin dans la grotte, l’orage se prépare.

A cause des révélations sur l’évêque honoraire de Créteil, Monsieur Michel Santier, certains ne cachent pas leur colère, mais aussi une forme de frustration. Comme cet évêque très expérimenté qui explique qu’il vient à cette Assemblée “pieds de plomb” alors qu’il pensait pouvoir aborder d’autres sujets, à l’exception des cas d’abus sexuels ou spirituels. Il admet “un peu plus haut” dû passer beaucoup de temps au travail de Santier – « Mais bien sûr que tu devrais ! – comme il le dit à propos de l’urgence de résoudre le problème de l’évangile : “Comment annoncer aujourd’hui, comment changer nos diocèses pour cela ?” »

La gestion du dossier Michel Santier a véritablement pris le relais dans la matinée du jeudi 3 novembre. Un message pop les appelle ” ne te décourage pas» mais à “Persévérer dans l’effort” a été lu. Dans un bref discours d’ouverture à huis clos, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France (CEF), a d’abord admis que l’épiscopat “en ruine, honte”, “secouer” a ajouté que la confiance a parfois été endommagée entre les évêques.

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Questions et demandes

Selon une source du demi-cycle, Mgr Dominique Blanchet, l’actuel évêque de Créteil, et Mgr Laurent Le Boulc, évêque de Coutances, le diocèse d’origine de Michel Santier, ont pris la parole et reconnu l’échec. . La matinée des évêques a soulevé de nombreuses questions : sur le manque de communication entre eux, sur le manque de précautions, sur le secret des sanctions. Un autre point délicat soulevé par certaines informations attendues est la possibilité d’autres révélations sur les vénérables évêques.

Si ce premier moment a dépassé le temps imparti, le besoin de parole est si grand, comme le souligne l’évêque, que le président du CEF a déjà décidé de changer le programme initial afin de continuer à partager et à travailler tout au long de l’Assemblée. “infuser”. Afin d’éclaircir leurs différends et d’en comprendre les enjeux, les évêques ont notamment échangé avec l’abbé Louis-Marie Lalanne, chargé de la doctrine de la foi, dont la présence, sollicitée par le président du CEF, a été entendue comme la volonté de Rome de entendre les questions des évêques de France. Le vendredi 4 novembre, un avocat pénaliste et canoniste doit également intervenir.

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Des décisions précises sont attendues

Car l’un des principaux points de cristallisation concerne le rapport des sanctions canoniques lorsqu’elles sont reçues. “Rome, malgré le pape François, semble toujours être dans la même logique de protection de l’institution : il faut changer ces modes de fonctionnement.assure l’évêque. Nous devons mieux communiquer, comme dans la justice civile, où la punition est publique. Nous le devons aux victimes et aux chrétiens. »

Un autre explique que la méditation prend du temps. “Nous sommes dans une époque qui passe par plusieurs étapes. » En effet, dans l’après-midi du vendredi 4 novembre, puis du samedi 5, la gestion de l’affaire Santier devrait être rediscutée, y compris dans la réunion des petits groupes dédiée aux projets de décisions. C’est parce que c’est la volonté du conseil d’administration de KSF de répondre aux décisions précises qui sont votées, que ce type de cas se présente.

À ce stade, “tout est ouvert”assure le père Hugues de Vollemont, secrétaire général du CEF, témoigne “envie de changement” les évêques qui ne veulent pas “ça va se reproduire”. Mais cette nouvelle garantie est-elle convaincante ? Entendant parler de la mobilisation sans précédent des catholiques sur le terrain ou sur les réseaux sociaux, les évêques sont conscients de la nécessité d’une réponse appropriée. L’un d’eux mentionne “Joli” Fidèles, parfois découragés et discréditant leur comportement sur terre.

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En attente de décisions précises

A l’occasion de l’ouverture de l’Assemblée des évêques, L’association Parler et revivre a publié une lettre ouverte à l’évêque dans laquelle il demande la mise en place de huit mesures.

Chaque catholique veut une union entre eux Porte “tout cas de violences sexuelles directement à la connaissance de la justice” et “la signature des protocoles entre les procureurs et les diocèses est terminée” partout.

Parler et revivre demande aussi l’église“être proactif pour que chacun de ces cas donne lieu à des appels de témoins réguliers” des évêques et il“un état d’avancement précis des travaux du CEF et des diocèses doit être produit sans délai” après les décisions de 2021.

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